mardi 13 décembre 2016

La définition de l'Ultra par Apostolos, lisez c'est vrai.

Apostolos est un coureur de haut niveau, lui aussi ambassadeur de l Ut4M.

C'est lundi c'est la definition du trail  :) aujourd'hui c'est long c'est dur, ça fait mal ....c'est l ULTRA 
ULTRA : je commencerai cette définition par cette phrase de NaHu Pas que j’adore et qui décrit parfaitement ce qu’est un Ultra « quand tu te lances dans ce type d’aventure tu signes un contrat avec toi-même ou tu t’engages à ramener le dossard à l’arrivée ». Aventure….engagement...
Un Ultra selon l ITRA est une course qui dépasse 42km et selon la FFA une course qui dépasse 80km..Selon le coureur Lambda, qui n’a pas la même perception que la FFA ou l ITRA, un ultra c’est une putain de course de con ou il arrive plein de galères, ou ça monte beaucoup et ça descend beaucoup trop, que le coureur finit avec les pieds et les quadri défoncés, ou la météo passe de 30°c – soleil à 15°C –Pluie, ou tu peux passer une nuit voire deux dehors et même 3 (seul les élites n’ont pas le privilège de dormir dans un fossé vers le 87eme km avant de redormir dans un autre fossé au 110eme). 
Il y a différents types d’Ultra : les longs et roulants (Saintélyon) , les longs et techniques (80 km du Mont Blanc), les très longs et roulants (l’Endurance Trail ), les très longs et techniques ( L’échappée belle) et les… « putain bordel c’est long et horrible, ça monte tout le temps c’est infernal plus jamais cette merde» (Ronda dels Cims, Tor des géants) 
Sur un Ultra tu sais que tu pars pour longtemps , très longtemps , 15, 20, 30 voire 40h , 1 nuit , deux nuits dehors…mais tu ne sais pas ce que tu vas vivre pendant ce temps-là… mais avec l’expérience tu sais que tu vas vivre certaines choses quoi qu’il arrive : les ongles défoncés (même pas mal) , l’euphorie du 40eme et la dépression du 85eme (même pas mal) , les maux de ventres (même pas mal) , les jambes de vieux au bout de 25 heures de course (même pas mal) , le mode zombi suivi d’une nouvelle euphorie, le sms ‘’ j’en ai marre je vais bâcher » que tu envoies la 2eme nuit a tout ton répertoire et que tu reçois « mais non accroches toi t’es le meilleur », le Master 2 qui te grilles en descente alors que tu penses aller vite mais qu’en regardant ta montre tu vas à 3.7km/h.. et tu t’en fous… « plus jamais d’ultra » crié une heure après l’arrivée à « ok on refait l’année prochaine » annoncé fièrement au copain une Dodo à la main..
Et puis il y les hallus (les meilleurs sont celles de la 3eme nuit). Le corps n’en pouvant plus de randonner rapidement pendant plus de 30h en dormant 1h max , se rebelle et en fait voir de toutes les couleurs. Quel plaisir de voir des Clown la nuit à 3h du matin, des Lutins, un couple enlacé à flanc de montagne (véridique vu sur la Ronda au petit matin de la 2 eme nuit), de voir un banc dans la montée de catogne (UTMB 2015) et de se dire « je vais plutôt me coucher sur le prochain banc que je vois le tout à plus de 2000 mètres …le coureur est ailleurs, dans son monde, il vit un concentré de vie en quelques heures, la douleurs, le plaisir , la joie , l’euphorie , l’épuisement, le soulagement, la fierté. C’est tout ça un Ultra. C’est chouette un Ultra !

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