lundi 4 juin 2018

Ultra Race d’Annecy: la superbe perf de notre ami David L.

Ultra race d'Annecy, du zombie au pacman euphorique!
Après avoir réalisé 2 fois la maxirace (85kms), j'avais envie de tenter le nouveau format supérieur avec l'Ultra Race (116kms et 7300m+). A 1 mois de l'échéance, j'en menais pas large! Heureusement que les ponts et les congés étaient là pour me permettre de me préparer durant 15 jours dans le massif des Bauges afin de "manger" du déniv+ et qques heures de vélo.
J'ai vite vu la différence en participant au 32km d'Ambazac, une semaine avant le départ d'Annecy. Les jambes étaient bonnes, se traduisant par une 26ème place sur 1359 (pas le choix, il fallait valider sa participation à une manche du challenge national trail (le fameux TTN) pour prétendre au championnat de France trail mi-juillet!)
Me voilà donc à Annecy avec une récupération correcte, juste encore une petite courbature derrière la cuisse gauche. La nuit va être très très courte avant le départ puisque je dois me lever à 23h45 pour être présent dans mon SAS à 1h! 
1h30 donc, départ au niveau de la plage d'Albigny, face au lac et à la lune, sous un ciel quasiment clair et une température pas loin des 20°! Retour prévu dans 20h minimum selon mon plan de marche assez ambitieux.
Départ très rapide sur les 2kms avant le 1er massif du Semnoz. Je me fais plaisir en rattrapant la grande favorite suédoise Mimi kotka, très impressionnante (elle terminera 3ème au scratch à moins d'1h du vainqueur!!!😯). Dés les 1ers mètres de monté, je modère l'allure et ne m'occupe pas des 50 concurrents qui de double jusqu'au sommet. Le 1er ravito nous y attend. Ça tombe bien, il est 4h du mat, j'ai faim, et surtout envie de salé. Fromage et soupe sont à mon menu. Je traîne pas trop. Direction la 1ère descente ou j'évite de m'entamer les cuisses. En bas tout va bien. Je navigue au environ de la 70ème position.
La suite est plus compliquée. Une certaine monotonie s'est installée dans la seconde montée vers le col de la cochette. Je somnole ou j'avance comme un zombie. Pas de jus, mais c'est pas non plus la défaillance. J'ai qu'une envie : "que le jour se lève!" C'est la descente qui me réveille d'ailleurs, mais j'ai l'impression de descendre à l'envers. Les cuisses sont déjà entamées. C'est pas bon signe quand on sait qu'il reste juste 80kms et au minimum 15h de course.
Le jour se lève enfin et nous sommes au plus sauvage du parcours dans les Bauges. La montée vers le massif du Charbon est superbe et la vue sur le lac au sommet du Replent magnifique! Je sens que la tendance s'inverse, même si les descentes sont cruelles pour mes cuisses. Je suis plus dynamique. Je cours dans les faux plats. Mais je reste vigilant pour ne pas griller trop de cartouches.
A Doussard, notre 2ème gros ravito au km74, j'ai un super moral. Je sais que c'est presque gagné même si je dois souffrir.
J'ai rattrapé une vingtaine de coureurs, et me positionne à la 67ème place (plus de 900 au départ). Le mental va devenir encore plus prépondérant.

A la sortie, nous avons 3 montées successives sans réelle descente pour un déniv+ de 1500m en pleine chaleur. Un gros morceaux donc, mais que je dévore avec gourmandise. Les jambes répondent. Au sommet de l'Aulps, me voilà 48ème. Et le plateau avant la descente très raide est vite avalé. La descente, elle, me fait vraiment souffrir. Je commence à me dire que j'ai peut-être été un peu vite. J'ai presque 1h d'avance sur mon tableau de marche. Dans quel état je vais aborder la dernière descente sur Annecy? Ça risque d'être une vrai torture!
Dernier gros ravito à Menthon St Bernard au km100. Je traîne pas. Je suis 42ème. La dernière montée est très technique, mais physiquement je me sens très bien. J'ai limite "la patate". Pas mal de concurrents sont assis pour reprendre leur souffle. Au dernier sommet, me voici 38ème. Reste la descente!
Elle est technique, mais la boucle supplémentaire très roulante. Dès les 1ers mètres, je me sens bien. Pas mal aux cuisses, je suis au taquet! J'avale les concurrents des autres courses et reprends qques individuels de l'Ultra. C'est l'euphorie finalement! Même sur le dernier KM avant l'arrivée ou je déroule à 15km/h! 
Le chrono final est au delà de mes espérances. Je termine 35ème (9èmeV1) en 18h51. J'aurai signé des 2 mains + des 2 pieds avant le départ!
Encore une fois, l'expérience et la tête auront été des alliés de poids tout au long de cette journée. Bien sûr, la fatigue a fait son oeuvre de retour à l'hôtel! Plus la force de sortir. Une douche, une boite de ravioli froide (ça dépanne toujours) et au lit. La faim me réveillera vers 5h30. 
Pour conclure, encore une belle épreuve, une grosse aventure qui va me permettre d'aborder plus sereinement les championnat de France en juillet dans le Briançonnais sur le parcours certainement le plus difficile depuis leur création.
GA+.




2 commentaires:

Mickey a dit…

ENORME CHAMPION ce David très belle gestion de course .Un Grand Bravo à toi !!!!

Mickey a dit…

Enorme CHAMPION ce DAVID ,UN GRAND BRAVO À TOI...Belle gestion de course !!!!
MICKEY.