mardi 23 février 2016

Hivernale du Raid normand, le compte-rendu de Philippe

Après un Semi-Raid 28 réussi avec nos trois féminines Anne, Sophie et Florence, nous voilà Pascal et moi devant un défi d'un autre niveau, l'Hivernale du Raid normand.

les carafes de Ricard c'est pour la frime car bientôt ça va galoper...
Là, changement de scénario. Pas de promenade tranquille dans le forêt de Bord. Face à nous, JP et Didier, une redoutable doublette d'orienteurs qui accumulent les perfs depuis l'automne. Au Semi-Raid, on avait vu que nous manquions de précision. On avait ainsi raté quelques bleues mais réussi quelques autres avec de la chance. On avait chopé toutes les vertes signes qu'on peut quand même bien faire.
Notre seule chance, selon moi, était de partir devant et de courir vite entre les balises. Il fallait prendre de l'avance pour d'éventuelles balises difficiles.
C'est ce que l'on a fait.

le départ n'est pas donné que Didier regarde déjà le prospectus de la prochaine c.o.
de son côté Pascal boit, on aura soif en courant...

Pour JP, l'important est de bien manger

pendant le briefing, photo avec notre ami Séb' des Raids Dingues. Il est tendu car son équipe vise la victoire sur le parcours long. Objectif atteint !
Mais dès la première montée en forêt et la recherche de la première balise, on se rend compte qu'on ne sera pas seul en forêt cette nuit. La difficulté sera de suivre son propre chemin sans se laisser distraire ou influencer par les lampes autour de nous.

les fauves sont prêts à bondir
Les premières balises se font bien. Premier PC, je vois sur la feuille qu'une bonne quinzaine d'équipes sont déjà passées. 
La suite se fait tranquillement, j'ai la carte en main, Pascal le road-book et la boussole. À chaque changement de direction il me donne le cap pour vérifier mon choix. En fait on a parfois, souvent, une double vérif' avec quelques lampes devant nous.
On prend quand même quelques libertés avec l'avancée collective. Par exemple pour aller de la 32 au PC 3, on quitte le ravin des fosses pour monter vers la côte 105 entre les parcelles 304 et 305. Puis direct à gauche entre les parcelles 304 et 303. Avec Pascal on ne traîne pas et en arrivant au PC, par un chemin finalement plus court que l'autre choisi par la masse, on n'est pas avec les mêmes équipes. On a donc fait une bonne opération. 
Longue ligne droite pas facile à courir pour aller à la 40. Puis ma fierté de la soirée, la 41. On arrive en descendant sur un gros bosquet autour duquel tournent une vingtaine de coureurs. "Ils ont piqué le boîtier, il ne reste que la balise." Pascal vérifie. Il n'y a pas de boîtier. Je le prends en photo devant la balise, on ne sait jamais et me replonge dans la carte pour aller à la 42.

la photo devant la fameuse "fausse" balise 41
Vite, je m'aperçois qu'on n'est pas où l'on croit. "Pssst, Pascal viens voir, on part par là." Il me suit et on continue à descendre. Tous les autres continuent de tourner autour du bosquet. J'explique alors à Pascal que la balise n'est pas là dans ce bosquet mais plus bas entre deux GR. Celle entrevue plus haut est une autre oubliée là par une autre c.o. On file et effectivement, cent mètres plus loin on trouve la balise. Pascal pointe en vitesse et on s'éloigne rapidement. Mais rapidement aussi, d'autres équipes suivent le même chemin, trouvent la balise et nous talonnent. 
Sur ce coup-là, vus les écarts à l'arrivée, je ne pense pas qu'une équipe ait été devant nous. On a donc été en tête de la course quelques minutes. Dommage, deux ou trois équipes qui courent plus vite que nous nous rejoignent. On fait la série 42 à 70 ensemble. Pour la série 70/71/72, on manque de précision et on voit passer quelques équipes à droite et à gauche.

sur celle-ci, la 70, Pascal a du mal à sortir des ronces
Après la 72, on fait un joli tout droit dans des traces de bêtes qui nous amène en bonne position pour choper la 73.  En allant à la 74 on rattrape une équipe mixte. La fille ne peut plus avancer. Pascal la soulage avec un Doliprane. Ce doit être miraculeux comme produit car malgré la vitesse à laquelle on a fini, ils arrivent peu de temps après nous. Chiqué !
Sur la route forestière menant à la 75 on rattrape encore une équipe, deux jeunes de ...... Vernouillet ayant déjà fait les Raids des Pompiers et les c.o. de Hugo. 
La suite ne sera qu'un long sprint. J'ai de bonnes jambes, Pascal aussi. On en profite. Après le PC5, un champ fraîchement labouré à traverser. On y court allégement avec quelques kilos sous les pompes. On double encore.
Longue montée raide vers la 77. On reprend un groupe de 2 ou 3 équipes qui arrivent d'on ne sait où. Pour aller à la 78, on fera route commune avec une douzaine de coureurs, dans la plaine puis dans le hameau de St-Lubin, ça avance pas mal. On retrouve la 33 du début.
Plus qu'à plonger sur l'arrivée. Je me trompe, vais tout droit alors que le chemin par lequel on était arrivé au début au départ venait de la gauche. Résultat, on se retrouve dans un mur très raide et une coupe de bois où l'on perd du temps, 3 ou 4 minutes, et quelques places.

photo d'arrivée 1
photo d'arrivée 2
pas de larges sourires sur les visages de Didier et JP qui n'ont pas aimé la c.o.

Sûr, sans cela, on était dans le TOP 5. Dommage. Mais quand même content de finir aussi bien classés. C'est vrai que sur cette c.o., certains choix ont été confirmés par des lampes devant nous. On en a profité et on a bien couru. Content quand même, malgré des conditions favorables pour nous, de finir devant Didier/JP.

Philippe

petite promo Ut4M avec Pascal Gillet qui tire sa révérence après plus de 50 organisations. Bravo !

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