dimanche 22 décembre 2013

Saintélyon, le compte-rendu de Philippe

Frustré après un été mi-figue mi-raisin avec deux ratés sur l'ITT et l'Echappée Belle, je cherchai dès début septembre une course motivante pour l'automne,
Le grand nombre de Maratouristes inscrits sur la Saintélyon m'incitait à me lancer sur la doyenne des courses nature. Mais l'envie n'est rien si l'on ne se donne pas les moyens de réussir une course.

Content de me retrouver encore aux côtés de Sophie ...... Au départ seulement !
J'ai bien levé le pied en septembre, ne courant pas en octobre les classiques, Evreux, Saint-André... Le trail nocturne de Chambéry (à fort dénivelé) et l'O'Castor (parce que Sophie était dans un jour-sans....) me laissaient croire que ça allait bien. Mais j'ai bien senti lors de la sortie nocturne que j'étais limite... Trop tard....

la longue file de frontales dans la nuit, superbe !

Dès lors, la Saintélyon approchant, je me faisais un peu de souci. Je continuais à plaisanter avec Luis sur notre future bagarre (je ne me faisais pas d'illusion), mais je balisais de plus en plus. Après mes deux échecs estivaux, j'étais mal barré ! Jamais deux sans trois. La pression montait...
Dès le départ, je prenais un rythme cool, marchant dans les premiers faux-plats. Je voyais Luis puis Joëlle me lâcher au train. Pas de souci, le but étant de garder les cartouches pour la fin... Au 1er ravito, je filais sans boire ni manger. Je l'avais prévu.

finalement, il y avait du monde derrière


il a dû y avoir beaucoup de neige la semaine dernière
A plusieurs reprise, des bouchons sur le parcours permettaient de souffler. Les jambes allaient bien, je doublais. Je reprenais même Joëlle. Quelques hectos ensemble et je continuais. Les yaktrax servaient bien avec cette glace souvent cachée sous la neige ou la boue. Concentré pour ne pas tomber, j'avançais calmement. Je savais qu'après Sainte-Catherine, le parcours serait moins exigeant, encore long mais plus cool. Je commençais à avoir froid mais arrivait le ravito. Je décidais d'y prendre mon temps et de me changer. Mais là gros souci, je me suis trompé dans mes sacs. Me voilà avec deux coupe-vent mais sans tee-shirt ni manches longues secs !!! J'essaie quand même mais au bout de 100m, je sens que ce sera impossible, le coupe-vent protégeant du vent, pas du froid... Un peu désespéré, j'imaginai le ridicule de cet abandon. Il me fallait trouver une solution et surtout un tee-shirt sec. J'erre un peu à la sortie de Sainte-Catherine et je tombe sur un gars venant d'abandonner. Son papa était là pour lui apporter ...... son sac de fringues propres. Quelques explications et "t'as pas un maillot sec ?" Si, je l'aurais embrassé. Bien sûr, je perds vingt minutes de plus pour aller, en marchant chercher le maillot dans la voiture garée à 500 bons mètres, en dehors du parcours (chut!) et revenir à Ste Catherine. Mais la course recommence pour moi qui croyait devoir arrêter.
La suite, plus de 1100 coureurs doublés en 25 bornes. D'accord, des coureurs pas rapides classés dans
 les 5000, mais je retrouve la pèche. Je redouble Joëlle qui était passée à la faveur de cet "incident".
J'arrive au ravito du km55 bien cassé quand même. Le boots donné par cette résurrection semble terminé. Je suis quand même revenu vers les 3800.

au petit matin, gelée blanche (-4°), soleil, ciel bleu, neige au loin dans les Monts du Lyonnais nais d'où l'on vient

Mais là, plus rien dans les jambes. Si, de belles douleurs annonciatrices de non moins belles courbatures. J'alterne course et marche pendant 5 bornes puis je poursuis en alternant marche et marche. Classement pas glorieux mais grosse satisfaction d'avoir fini dans ces conditions. Quand je vois l'écart que me mettent Sophie H. et Pascal que je devançais au Vulcain, je me dis que j'ai intérêt à m'entraîner. 
Vivement 2014......

Philippe

ci-dessous quelques photos de ma fin de course

sympas ces petits chemins qui sentaient la noisette.....

gelé ce plan que l'on contournait aux abords de Lyon

bien conservé cet aqueduc de Beaunant, dernier ravito du km 68

longue et raide la dernière montée raide au-dessus du ravito de Beaunant. Je me retourne et je vois que  ne suis toujours pas seul...

les cuisses chauffent dans cette descente finale sur la Saône ... on le Rhône

surtout quand on enchaîne sur des marches

et encore des marches...
voilà enfin les bords du Rhône
Plus que 3 km, une petite dizaine de minutes ... (c'est pour voir si vous suivez !)

un dernier pont près du nouveau musée des Confluences

et c'est l'arrivée, pour un 3ème tee-shirt de finisher individuel après 2005 et 2006

1 commentaire:

Anonyme a dit…

bravo pour avoir taxé un tee shirt à un pov gars! tu innoves à chaque course...
bon, le principal est d'avoir terminé cette belle course, dans la neige, la glace et le froid. Bon repos et bonnes fêtes avant d'autres aventures en janvier.
Merci pour le conseil: je vais aussi aller m'entrainer! Bizous
steph