Cagnotte DREUX MAMERS//

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mardi 25 juillet 2017

Le dico d'Apostolos

Suite du dictionnaire d'Apostolos.
Vous comprendrez, après lecture, qu'il revient de l'Euforia, un ultra terrible à Andorre, 220 km et 24.000 m+ hors sentier à travers la montagne.

"c'est l'été , c'est les vacances , mais pas pour tout ! le dico du trail , après une bonne experience en Andorre, revient ..aujourd'hui l 'Enculade Trailistique...ca pique ! 
Enculade trailistique : en soirée, il y a toujours le verre de trop, celui qu’on aurait pas dû boire, celui qui rend malade , qui fait pousser les cheveux a l’intérieur. En trail, ce concept s’appelle une Enculade trailistique. C’est la montée de trop, la descente de trop, le pierrier de trop , le ravito un peu plus loin que prévu…de toute façon sur un ultra , tout est de trop après le km 80 …les montées, les descentes, la nuit , la deuxième nuit, la troisième nuit, les crêtes. 
Une enculade trailistique, c’est une difficulté, placée sur le parcours, au mauvais moment , au mauvais endroit (pour le coureur Lambda). Kiki ne connait pas le concept d’enculade. C’est le moment ou le coureur lambda a l’impression qu’on la lui fait à l’envers et que c’est pour Surprise Surprise ! C’est le pierrier de merde placé en sortie de nuit après avoir grimpé deux énormes bosses et bu une soupe degueulasse au ravito d’avant ( les Pyramides calcaires sur l’UTMB)…C’est le coup de cul de trop , celui qui démoralise le coureur lambda qui pensait en avoir fini avec la montée de 1800m et qui découvre un bosse de 500 de plus cachée juste derrière la crête (Andorre) , c’est le ravito attendu au km 54 et qui n’est toujours pas là au km 58..avec les bidons à sec et les spectateurs qui crient que « c’est à 300m après la montée…mais ça fait 4km que c’est à 300m » 
Au classement des Grandes Enculades trailistique , on a notamment le col des Pyramides calcaires sur l’UTMB , pierrier sans intérêt, en sortie de première nuit , qui finit de défoncer les pieds des coureurs et le moral même des plus aguerris. Celui qui fait dire « putain cette merde ça sert à rien, j’ai niqué mes godasse et mes chevilles, c’est pour trouver du D+ , ça fait chier j’ai la dalle je pensais manger tout de suite…et le pire c’est que j’ai payé et posé des jours de congés pour ça » 
Il y’a aussi le sentier Kalla sur la Diagonale des fous..Montée de merde, dans un sentier de merde , avec un taux d’humidité maximal , arrivant au km 130, quand le coureur lambda est déjà ravagé par les hallu (perso j’ai vu un portrait de Jean Paul II dans le sentier , et je suis sûr qu’il existe mais j’ai quand même des doutes) …heureusement le petit verre de rhum et le samoussa a la Possession aident à faire passer cette profonde enculade. 
Et puis il y a Andorre. Tout Andorre en fait est une Enculade , en Andorre tout est mal placé, au mauvais endroit , au mauvais moment, le mauvais pierrier (mais il n’y a que ça). Mais une enculade sort du lot, la montée de Port de Siguer. Telle une vache tu broutes l’herbe toute la montée, une pente a plus de 50% , tu fais un pas , tu dégringoles de Deux , tu te lèches le genoux à chaque pas tellement ca grimpe , tu pètes tes bâtons dans la montée. Tu finis par arriver en haut après avoir arraché la moitié de l’herbe de la pente. Mais qu’est-ce que je fous la ? pourquoi tant de haine ? 
Ca ne serait pas drôle sans une enculade ou deux…mais comme pour le verre de trop , on se dit « qu’on ne recommencerait plus jamais » …on y revient chaque année ..une enculade, ça fait mal sur le moment, ça passe moyen moyen , mais on oublie vite !"

Apostolos Teknetzis 

jeudi 8 juin 2017

L'Ultra selon Apostolos

Définition de l'ultra-trail par note ami Apostolos Teknetzis

et hop une petite définition trailistique avant le dej , ni vu ni connu c'est indigeste mais ça passe quand même 
ULTRA (et ici Ultra trail) : cela dépend de qui a écrit la définition (débats d’experts entre ITRA, FFA , Wikipédia, organisateusr)..mais ce n’est ni un « supporter de foot un peu excité» , ni un produit vaisselle ultra performant, ni un modèle de capote…C’est une course de trail de plus de 40km pour certains, de plus de 80 pour d’autres, avec des ravito, balisée, en autonomie /semi autonomie. C’est avant tout un des seuls concepts de plaisir Sadomasochisme non commercialisé en Sex Shop (ils ne vendent pas encore des dossard dans ces magasins) .
Pour le coureur Lambda , un ultra c’est quand c’est bien trop long, bien trop dur, bien trop pentu , bien trop technique, bien trop raide (n‘y voir ici aucune connotation sexuelle ). 
Course de trail qu’un coureur lambda commence au Jour J et finit a minima à J+1, voir J+2/+3. Course en sentier, voire en montagne qui consiste à couvrir une très grande distance, le plus vite possible, à la vitesse folle de 3.5km/h pour le coureur lambda. Le fort dénivelé est une des particularités de l’Ultra, ou comme avec la Pub axe « Plus t’en mets, plus t’en as…des douleurs dans les guiboles, les pieds, le dos ». 
Pour une Elite , l’espace-temps sur un ultra se compte en heures (une vingtaine généralement pour boucler la boucle)

Pour le traileur lambda que je suis, l’unité temps est le « jour » voir même la nuit ! 
- J’ai prévu d’y passer deux nuits et toi ? je vais essayer d’éviter la troisième …Vœu pieux fait part tout ultra traileur sur le Diagonale des fous...mais quand la nuit tombe à 18h, bein la 3eme nuit tu te la prends en pleine figure quand même, et gueuler ne sert à rien 

Il y’a quelques règles à suivre pour survivre et finir un Ultra : 
Un ultra c’est long, très long et de toute façon c’est Kiki qui gagne

Pour Kiki , un ultra est toujours roulant , y compris la HardRock100 , même quand toi tu jettes tes genoux et tes pieds après la course. 
Sur un ultra ne pas avoir peur des hallu, c’est le côté divertissant du soir, après une dure journée sous le cagnard. On finit par les espérer 
Au ravito le coureur peut se permettre des écarts gastronomiques (fromage, chocolat, saucisson) , ça ne l’empêchera pas de rentrer dans son maillot de bain à la plage…vu les calories cramées. 
Sur un ultra, on peut oublier le confort du lit et du sommier ! Un tapis d’herbe sous un sapin au soleil fait très bien le job. 

Pour courir un Ultra, le coureur n’a qu’à suivre la pensée de JC DUSS : « vas-y fonces, oublies que tu n’as aucune chance et sur un malentendu ça peut marcher…mais qu’est-ce que je fous là ?

mardi 13 décembre 2016

La définition de l'Ultra par Apostolos, lisez c'est vrai.

Apostolos est un coureur de haut niveau, lui aussi ambassadeur de l Ut4M.

C'est lundi c'est la definition du trail  :) aujourd'hui c'est long c'est dur, ça fait mal ....c'est l ULTRA 
ULTRA : je commencerai cette définition par cette phrase de NaHu Pas que j’adore et qui décrit parfaitement ce qu’est un Ultra « quand tu te lances dans ce type d’aventure tu signes un contrat avec toi-même ou tu t’engages à ramener le dossard à l’arrivée ». Aventure….engagement...
Un Ultra selon l ITRA est une course qui dépasse 42km et selon la FFA une course qui dépasse 80km..Selon le coureur Lambda, qui n’a pas la même perception que la FFA ou l ITRA, un ultra c’est une putain de course de con ou il arrive plein de galères, ou ça monte beaucoup et ça descend beaucoup trop, que le coureur finit avec les pieds et les quadri défoncés, ou la météo passe de 30°c – soleil à 15°C –Pluie, ou tu peux passer une nuit voire deux dehors et même 3 (seul les élites n’ont pas le privilège de dormir dans un fossé vers le 87eme km avant de redormir dans un autre fossé au 110eme). 
Il y a différents types d’Ultra : les longs et roulants (Saintélyon) , les longs et techniques (80 km du Mont Blanc), les très longs et roulants (l’Endurance Trail ), les très longs et techniques ( L’échappée belle) et les… « putain bordel c’est long et horrible, ça monte tout le temps c’est infernal plus jamais cette merde» (Ronda dels Cims, Tor des géants) 
Sur un Ultra tu sais que tu pars pour longtemps , très longtemps , 15, 20, 30 voire 40h , 1 nuit , deux nuits dehors…mais tu ne sais pas ce que tu vas vivre pendant ce temps-là… mais avec l’expérience tu sais que tu vas vivre certaines choses quoi qu’il arrive : les ongles défoncés (même pas mal) , l’euphorie du 40eme et la dépression du 85eme (même pas mal) , les maux de ventres (même pas mal) , les jambes de vieux au bout de 25 heures de course (même pas mal) , le mode zombi suivi d’une nouvelle euphorie, le sms ‘’ j’en ai marre je vais bâcher » que tu envoies la 2eme nuit a tout ton répertoire et que tu reçois « mais non accroches toi t’es le meilleur », le Master 2 qui te grilles en descente alors que tu penses aller vite mais qu’en regardant ta montre tu vas à 3.7km/h.. et tu t’en fous… « plus jamais d’ultra » crié une heure après l’arrivée à « ok on refait l’année prochaine » annoncé fièrement au copain une Dodo à la main..
Et puis il y les hallus (les meilleurs sont celles de la 3eme nuit). Le corps n’en pouvant plus de randonner rapidement pendant plus de 30h en dormant 1h max , se rebelle et en fait voir de toutes les couleurs. Quel plaisir de voir des Clown la nuit à 3h du matin, des Lutins, un couple enlacé à flanc de montagne (véridique vu sur la Ronda au petit matin de la 2 eme nuit), de voir un banc dans la montée de catogne (UTMB 2015) et de se dire « je vais plutôt me coucher sur le prochain banc que je vois le tout à plus de 2000 mètres …le coureur est ailleurs, dans son monde, il vit un concentré de vie en quelques heures, la douleurs, le plaisir , la joie , l’euphorie , l’épuisement, le soulagement, la fierté. C’est tout ça un Ultra. C’est chouette un Ultra !