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Maratouristes/ Dreux
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jeudi 25 juin 2009

Les photos du Paris-Colmar

Jacques (à gauche en rouge) avec l'équipe qui entoure Bernard Fréchengues (maillot LA POSTE)

Jacques (à droite avec son maillot Maratouristes) qui marche avec l'équipe qui soutient Bernard.

Bernard ne va plus vite sur la fin, Jacques (en rouge) peut suivre avec le sourire.

mercredi 24 juin 2009

Paris - Colmar à la marche: le récit de Jacques

PARIS-COLMAR 2009

Après un prologue désorganisé et fatiguant pour tous les participants, devant l'hôtel de ville de Paris, le 28ème Paris-Colmar s'élance enfin de Neuilly-sur-Marne le mercredi 17 juin à 19 heures, pour une longue « promenade » de 473 km. Parmi les nombreux « entraîneurs », puisque c'est le qualificatif employé pour désigner les équipiers des concurrents, on peut apercevoir le nouveau maillot vert des Maratouristes. En effet, j'ai pu suivre cette aventure au coeur de la course, recruté comme chauffeur du camping-car suiveur 7 places, au milieu de mes cinq coéquipiers:
-Un capitaine entraîneur nutritionniste.
-Un podologue psychologue marcheur.
-Un cycliste marcheur accompagnateur
-Un deuxième chauffeur
J'ai vécu pendant cinq jours une aventure sportive et humaine exceptionnelle. Bernard Frechengues dossard n°5, un athlète du club de Senart-combs , s'est élancé pour son dernier Paris-Colmar. Agé de plus de 60 ans, il en a déjà fini 4 et veut terminer sa carrière de « grand fondeur » en beauté après sa cinquième place en 2008. Parti très prudemment, le « diesel » , c'est le surnom affectif qu'on lui donne dans le milieu, se trouve à la 15ème place au premier pointage. Puis 12ème au km100 ; 10ème au km150 ; 8ème au km165 . Et déjà deux abandons dans le peloton.
La remontée fantastique continue, 6éme au km200 et cinq abandons; 4éme au km220. C'est l'excitation dans l'équipe, mais le capitaine calme rapidement notre euphorie: il sent que Bernard n'est pas au mieux depuis quelques heures.Une épaule qui s'affaisse, une main qui bouge mal, pour lui qui connaît son marcheur par coeur ce n'est pas bon signe.
Le premier repos obligatoire de deux heures à Bar-le-duc, dans 80 km ( 12 heures), sera t'il suffisant pour « recharger les batteries »? Notre poulain tient le coup péniblement mais malheureusement, prend un sérieux coup au moral quand il se fait dépasser pour la première fois, 20km avant la pause.
Arrêt. Soins des pieds. Massages. Les deux heures de sommeil espérées se transforment en trente cinq minutes effectives. Il faut déjà repartir, le réveil est très difficile, l'assistance psychologique indispensable.
Luc fait la grimace. Il sent que Bernard a besoin d'une nouvelle motivation: le 4ème n'est pas loin devant, il est lui aussi au bord de la défaillance. Bernard trouve les ressources pour se relancer: au 340km il n'y a que 8 minutes d'écart. Mais la route est longue, encore 130km, les barrières horaires se resserrent. La décision est prise: pour pouvoir participer à la dernière étape de 50km du lendemain, entre Corcieux et Colmar, il ne faut pas abandonner. Pour cela une seule solution, arriver à un ravito après la barrière horaire. Là on peut se reposer aussi longtemps qu'on veut puis on peut finir le parcours. On n'est plus en course mais on a le droit le continuer, on n'a pas abandonné.
Les juges nous arrêteront à Demanges-les-eaux au km 348, le prochain contrôle ne pouvant plus être passé dans les délais. 10 heures de repos. Il ne reste plus que 4 marcheurs à pouvoir faire la totalité des 470km.
Le quatrième, nous le retrouverons couché dans le fossé 10km plus loin. Luc avait raison! Arrêt à sa hauteur pour prendre des nouvelles, il attend le médecin de la course qui l'arrêtera. Plus que 3, puis 2 au km420.
Dernière étape, j'avais demandé à Bernard si je pouvais monter le col du Bonhomme à ses côtés, avec ses 350km dans les jambes j'avais plus de chances de pouvoir le suivre en marchant pendant les 10km d'ascension que lorsqu'il filait à plus de 8 à l'heure. J'ai connu là une des plus grandes émotions de ma modeste carrière sportive. Merci Bernard.
La fin de l'aventure fut bien plus triste, les organisateurs considérant que les concurrents n'étaient pas à la hauteur, n'ont remis des récompenses qu'aux deux classés (pas même une médaille aux autres) et pas à Bernard qui avait quand même fait tout le parcours. Un mépris qui a choqué tous les participants, une organisation pas toujours à la hauteur, et des épreuves incluses dans la course principale qui ont complétement désorienté les spectateurs (les coureurs de la marche "promotion", de la marche par équipes et du vrai Paris-Colmar, arrivaient sans distinction aux ravitos et contrôles), risquent de porter préjudice à cette formidable compétition.
Un grand bravo à tous les participants, marcheurs et accompagnateurs.
Jacques

samedi 20 juin 2009

PARIS-COLMAR: Bernard s'est arrêté au km 336

Finalement, Bernard Fréchengues n'ira pas à Colmar. C'est une vraie hécatombe pour cette édition du Paris - Colmar selon les commentaires lus sur le site de la course.
Jacques nous racontera cette aventure bientôt.

jeudi 18 juin 2009

Bernard 5ème ce vendredi soir à 21h30 ' au km 332

Alors qu'ils étaient quinze au départ de Neuilly-sur-Marne mercredi soir, il ne reste plus que neuf marcheurs en lice jeudi soir sur ce Paris-Colmar 2009. Le marcheur suivi par Jacques, Bernard Fréchengues, est 6ème à 7,5 km/h de moyenne. Il a 4h44 de retard sur le premier, un Russe, Dimitri Osipov qui tourne à 8,6 de moyenne.
A Epernay (km 146), Bernard Fréchengues était 10ème. Il passe ensuite 8ème sur 13 au km 164, 7ème sur 11 au km 182,8 et enfin 6ème sur 9 au km 197,6.
L'arrivée à Colmar est située au km 472,9. Il reste de la route.

Ce vendredi matin, Bernard est 4ème et ils ne sont plus que cinq à Saint-Dizier (km 256,1). Une course à l'élimination. L'écart avec le premier a réduit, il est maintenant de 4h38'. La moyenne de Bernard est passé à 7,3 km/h. Jacques a dû le pousser avec son camping-car cette nuit.

Ce vendredi soir Bernard est 5ème. Il s'est fait doubler vers midi. Mais il ne paraît toujours pas au ravito du km 341 km. J'espère le voir à nouveau dans les classement demain matin.

PARIS - COLMAR: Le marcheur de Jacques est en forme

Jacques (à gauche) avec Bernard Fréchengues actuellement onzième du Paris-Colmar.

Paris-Colmar est parti depuis hier mercredi après-midi. Après un prologue de 3 km dans Paris, les marcheurs sont partis en début de soirée sur les routes menant à l'Alsace. Jacques fait partie de l’équipe d’assistance de Bernard Fréchengues. Il est au volant du camping-car qui suit le marcheur nuit et jour. En fait, ils sont deux à se relayer au volant.
Le marcheur de Jacques est parti sagement et il gagne des places régulièrement, quasiment une place à chaque contrôle.
Après 3 km, Bernard était 14ème, au km 31, il était 15ème , au km 62 il était 14ème, au km 79 il était 13ème comme au km 94. Un peu plus loin, il était 12ème au km 115 et gagnait encore une place au km 131 où il était pointé 11ème.
A l’heure où ces lignes sont écrites, Bernard est attendu au km 146 à Epernay où 6 marcheurs sont déjà passés.

lundi 8 juin 2009

Paris- Colmar à la marche

Jacques va participer à Paris-Colmar à la marche comme accompagnateur d'un champion. Celui-ci s'appelle Bernard Frechengues et il porte le n°5.
Jacques est chargé de conduire, en alternance avec un autre chauffeur, le camping-car qui suit le champion. Ce véhicule sert à l'équipe d'assistance du marcheur (kiné, médecin, cuisinière, supporters, ...) pour dormir un peu mais en aucun cas le marcheur lui-même ne peut s'y installer. Ce système de véhicule accompagnateur nous rappelle la belle époque des Paris - Honfleur où le camion d'Yvon nous suivait jour et nuit.
Le départ de Paris - Colmar 2009 est fixé au mercredi 17 juin à 19 heures et l'arrivée samedi 20 à Colmar. Au retour, Jacques nous racontera cette belle aventure.